Pour repartir du bon pied, quoi de mieux qu'un endroit où vous êtes invaincus depuis le début de saison et invincibles depuis cinq matchs (0 but encaissé). Après deux dénouements malheureux à Lens et au Mans, les Verts retrouvaient leur Chaudron avec la ferme intention de prendre leur revanche sur leur bête noire de la saison dernière, Sochaux (3 victoires toutes compétitions confondues). Privée de Varrault (adducteurs), la défense stéphanoise avait été remodelée, Perrin étant aligné à droite tandis que Dabo glissait à gauche. En attaque, Laurent Roussey avait misé sur le duo Ilan-Gigliotti, épaulé par Feindouno et Payet, buteur mardi soir avec les Espoirs.
Les Verts plus mordants
Sous un brouillard menaçant, les Verts attaquaient le match par le bon bout. En écartant par les ailes, ils déployaient leur panoplie de menaces offensives. Un débordement rageur de Perrin donnait les premières sueurs froides à la défense doubiste (1e) avant qu'une frappe excentrée de Payet chauffe les gants de Richert (3e). Remuant, Gigliotti chipa un bon ballon mais écrasa trop sa frappe. En face, Sochaux était fidèle à sa réputation d'équipe joueuse et prenait de l'assurance au fil des minutes. Tavlaridis coupa net un centre de Dalmat (8e) avant que Dabo ne dégage sur sa ligne un coup de tête de Sene (9e). Un avertissement sans frais qui remit les Verts sur le bon chemin, celui de l'attaque.
Pancrate sur la transversale
Lancé par Landrin, Gigliotti résista au retour d'Afolabi mais son lob fut trop aérien (16e). Trois minutes plus tard, son coup franc, certes dévié, était cadré mais Richert fut vigilant. La menace stéphanoise persistait. Deux reprises successives de Feindouno passèrent de peu à-côté. (20e et 26e). Clairement, l'ASSE avait le monopole du ballon. Il ne manquait qu'un but pour la récompenser. Mais, ce fut Sochaux qui ne fut pas loin de trouver la faille. Après un débordement d'Isabey, un coup de tête de Pancrate s'écrasa sur la transversale, puis Dalmat, à l'affût, ne cadra pas (35e). Les Verts avaient eu chaud et bouclaient la première période par un coup franc cadré de Feindouno, bien bloqué par Richert.
Domination stéphanoise
Au retour des vestiaires, Janot se réchauffa vite en détournant une frappe lointaine de Sene (48e). Malgré une évidente volonté d'aller vers l'avant, l'ASSE manquait d'imagination et de mouvement général pour bousculer la défense sochalienne. A l'heure de jeu, Laurent Roussey renouvela ses batteries offensives avec les entrées successives de Gomis et Dernis. Feindouno mena la révolte. Il s'essaya à une frappe lointaine mais Richert fut impeccable (60e). Après une belle accélération, l'international guinéen exécuta un bon centre mais le coup de tête d'Ilan n'attrapa pas le cadre (64e).
Ilan libère les Verts
Les Verts combinaient mieux. Gomis jaillit au premier poteau mais sa reprise ne fit que frôler le montant gauche (66e). En face, Sochaux restait campé sur ses positions de plus en plus défensives. Les espaces se faisaient plus rares. Un coup de pied arrêté pouvait libérer les Verts. Le coup franc enroulé de Dernis ne surprit pas Richert (76e) qui détourna, une minute plus tard, une nouvelle tentative du milieu de terrain stéphanois. Les Verts avaient raison d'insister. Au bout de son action, Ilan contra un dégagement de Brechet et le ballon loba Richert, avancé (83e). Les Verts avaient fait le plus dur. Il ne restait plus qu'à tenir. Ils le firent sans trembler jusqu'au coup de sifflet final.
A Saint-Étienne, stade Geoffroy-Guichard, 26015 spectateurs
Arbitre : M. Bre
Score à la mi-temps : 0-0
But : Ilan (82e) pour l'ASSE
Avertissements : Dabo (11e) pour l'ASSE ; Afolabi (19e), Dalmat (31e) pour Sochaux
ASSE : Janot, Perrin (cap), Sall, Tavlaridis, Dabo, Landrin, Matuidi, Payet (puis Dernis 58e), Feindouno (puis Douala 81e), Ilan, Gigliotti (puis Gomis 51e). Entr. Roussey
Sochaux : Richert (cap), Afolabi, Brechet, Daf, Pichot, Dalmat (puis N'Daw 74e puis Quercia 84e), Pitau, Isabey, Sene, Pancrate (puis Birsa 60e), Dagano. Entr. Hantz




